INTERBEV Bourgogne-Franche-Comté
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Février 2019
 01/02/2019 
Bulletin mensuel d'information INTERBEV BFC

Le bulletin mensuel d'information INTERBEV BFC de janvier 2019 est disponible.

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 13/02/2019 
Résultats de l’étude IPSOS/INTERBEV

Dis-moi ce que tu manges…


Résultats de l’étude IPSOS/INTERBEV sur les attitudes et tendances alimentaires des Français


Alors que l’on observe d’importantes mutations dans les modes de consommation des Français, qu’en est-il plus précisément de leurs habitudes alimentaires ? Quelles valeurs rattachent-ils à ce moment symbolique qu’est le repas ? Et comment envisagent-ils d’évoluer dans les années à venir ? Consciente de la portée de ces interrogations, INTERBEV (Interprofession Elevage et Viande) a souhaité approfondir le sujet. C’est pourquoi, elle a confié à IPSOS la réalisation d’une étude intitulée « Les attitudes et tendances alimentaires des Français », dont voici les principaux enseignements.


Le repas des Français : naturellement équilibré et source de plaisir
L’étude Ipsos souligne en premier lieu que les Français consomment tous les types d’aliments, et ce, en quantités raisonnables, ce qui leur permet d’avoir un régime équilibré. En ce qui concerne la viande (boeuf, veau, agneau et porc), ils en mangent un peu plus de 3 fois par semaine, en parfaite cohérence avec les recommandations des instances de santé publique. En revanche, ils surévaluent fortement la consommation de viande de leurs compatriotes, en la situant au double de la réalité. Côté perception, pour les Français, l’alimentation est avant tout une source de plaisir (55%) et synonyme de bonne santé (49%). D’ailleurs, si leurs critères de choix s’avèrent nombreux, ils illustrent parfaitement ces deux notions phares. En effet, ils prêtent attention notamment à la qualité des aliments qu’ils achètent (83%), à leur impact sur la santé (77%), à l’origine de ces produits (76%), à l’équilibre alimentaire (76%), à la variété dans l’assiette (72%) ou encore au respect de la planète et de la biodiversité (61%). L’étude aborde également un aspect plus culturel : l’importance des repas. Ainsi, elle montre que, dans leur grande majorité (85%), les Français cuisinent régulièrement leurs repas eux-mêmes avec des produits non transformés. Pour eux, il s’agit d’un moment de partage et de convivialité (65%), auquel ils sont très attachés. De plus, nombre d’entre eux sont persuadés que leur alimentation actuelle concilie plusieurs de leurs exigences : se faire vraiment plaisir (82%), avoir tous les apports nutritifs essentiels (77%), préserver leur santé et leur bien-être (76%) ou encore respecter l’environnement (58%).

En moyenne, les Français indiquent manger… :

- De la viande un peu plus de 3 fois par semaine

- De la volaille un peu plus de 2 fois par semaine

- Du poisson un peu moins de 2 fois par semaine

-Des oeufs environ 2 fois par semaine

- Des fruits quasiment 1 fois par jour

- Des légumes quasiment 1 fois par jour

- Des féculents un peu plus de 5 fois par semaine


Les Français, omnivores éclairés… Et flexitariens sans le savoir ?
L’étude IPSOS est formelle : les Français sont des omnivores et entendent le rester. Actuellement, 96% des personnes interrogées déclarent manger de tout, y compris de la viande et du poisson. Les résultats montrent également que le rapport des Français entretenu avec leur alimentation évolue depuis un certain nombre d’années. Ils s’intéressent beaucoup à ce sujet, s’inquiètent des conséquences de leurs comportements et modes de consommation, prennent conscience de l’impact de leur alimentation sur leur santé : en bref, ils se montrent plus responsables. D’ailleurs, les Français sont très attentifs à ce qu’ils inculquent à leurs enfants. ainsi, pour une majorité d’entre-eux les valeurs prioritaires à transmettre aux générations futures sont l’équilibre alimentaire et la consommation de produits de qualité, issus de filières durables. Finalement, les Français ne seraient-ils pas des flexitariens qui s’ignorent ? En effet, 65% d’entre eux n’ont jamais entendu parler de flexitarisme. INTERBEV a interrogé des experts qui se sont déjà exprimés sur ce mouvement émergeant. Selon eux, le flexitarien pourrait se définir comme l’omnivore du XXIe siècle c’est-à-dire un consommateur éclairé, qui mange de tout, en quantité raisonnée et en privilégiant la qualité.


LE FLEXITARISME : paroles d’experts


Francis WOLFF, philosophe : « On pourrait donner plusieurs définitions du flexitarisme, que certains rapprochent volontiers du végétarisme. Dans une acception plus large qui concerne la consommation de viande, cette tendance consiste à consommer des produits de qualité, de façon éclairée et raisonnable. »


Raphaël GRUMAN, diététicien : « J’observe des évolutions dans nos modes de vie, comme la volonté croissante de protéger l’environnement, d’améliorer son bien-être, notamment en s’intéressant à l’origine des aliments ou à leurs méthodes de production. En réalité, il faut se fier au bon sens et préférer les produits bruts qu’on prépare soi-même. »


Eric BIRLOUEZ, sociologue : « Ma conviction, c’est que le flexitarisme est l’avenir de la viande dans les pays riches : nous pouvons concilier modération, qualité et plaisir, en accord avec les nouvelles aspirations sociétales… comme certains de nos concitoyens le font déjà. »


Jean-Louis PEYRAUD, scientifique (INRA) : « Consommer différemment implique de produire autrement, en mettant toujours plus en valeur des pratiques respectueuses d’un système tourné vers l’agroécologie. En l’occurrence, ce choix se traduit déjà dans les orientations que prennent les filières ou encore les États Généraux de l’Alimentation. »


Frédéric DENHEZ, écrivain et journaliste : « Aujourd’hui, on se distingue plutôt en privilégiant la qualité à la quantité et cette dimension culturelle me semble très importante. Acheter de la viande de qualité, c’est aussi favoriser les exploitations respectueuses de l’animal, de la nature, ainsi que des producteurs. Et cela a un prix. »


Les principales valeurs à transmettre aux plus jeunes :


- Manger équilibré à 50%

- Consommer des produits de qualité et issus de filières durables à 43%

Consommer mieux de façon responsable à 42%

- Continuer à avoir une alimentation variée à 42%


Point commun de ces différents témoignages : une quête du « Manger mieux », qui est pleinement partagée par la filière française Elevage et Viande, dont les professionnels sont d’ailleurs engagés dans un modèle de production responsable et durable, ce que reconnaissent déjà les Français. En effet, l’étude IPSOS révèle que ces derniers ont une bonne image de la filière. Ils apprécient, entre autres, le savoir-faire des éleveurs qui garantit des produits de qualité (84%), les contrôles sanitaires rigoureux effectués des lieux de production jusqu’aux points de vente (74%), ainsi que toute l’attention portée au bien-être animal (63%).

 18/02/2019 
Les inscriptions aux journées MADE in VIANDE ouvertes pour les professionnels !

Vous pouvez dès à présent vous inscrire pour participer aux rencontres MADE in VIANDE !

Vous souhaitez ouvrir les portes de votre exploitation, de votre boucherie, de votre abattoir,... pour permettre au grand public de découvrir la filière bovine : ces journées sont faites pour vous ! Elles se dérouleront du 22 au 29 mai 2019.

Inscrivez-vous vite sur : http://www.la-viande.fr/made-in-viande

 20/02/2019 
Tribune "agri-bashing"

Marie-Guite Dufay, Présidente de Région Bourgogne-Franche-Comté, s’associe à Christian Decerle, Président de la Chambre d’agriculture régionale, pour faire connaître la cause des agriculteurs par le plus grand nombre et dénoncer l’ « agriculture bashing ».

Ils ont pensé à vous et souhaitent vous associer aux signataires d’une tribune que vous trouverez ci-dessous. Elle sera publiée à l’occasion du Salon de l’agriculture (fin février).

Une signature large associant votre nom donc vos engagements et vos réalisations sera de nature à assurer une plus forte audience ces enjeux.

Accepteriez-vous de signer cette tribune ?

Restant à votre disposition.

Meilleurs salutations »

Pour envoi de votre soutien, prendre contact avec François Roze : francois.roze@bfc.chambagri.fr

Notre agriculture : une grande cause nationale, une responsabilité de tous les Français

L’ « agriculture bashing » n’est plus supportable. Il faut qu’il cesse.

Notre agriculture traverse une grave crise depuis de nombreuses années. Elle souffre et se fragilise. Il n’y a jamais eu autant d’angoisse qu’aujourd’hui, chez les agriculteurs, à l’idée de ne pas pouvoir faire face. En plus des difficultés structurelles, les conséquences des aléas climatiques fragilisent encore notre agriculture qui est touchée cette année par une sécheresse historique qui mettra à mal pour plusieurs mois de très nombreuses exploitations françaises.

Cela n’empêche pas la profession agricole de multiplier les efforts pour surmonter la crise des prix en allant vers plus de valeur ajoutée et celle de l’environnement en s’orientant vers une réduction de l’impact sur les sols et le biotope. Elle continue d’évoluer pour s’adapter, avec des techniques et des pratiques nouvelles, chaque jour, dans l’objectif de produire mieux pour mieux manger. Elle investit dans le matériel et l’immatériel pour s’adapter au changement climatique qui s’est imposé comme la première priorité planétaire, dans le développement d’énergies renouvelables comme la méthanisation ou dans les filières courtes et les circuits de proximité, dans l’optimisation des pratiques, la réduction de leur impact sur l’environnement avec les pratiques agroécologiques. Car l’agriculture d’avenir que nous prônons doit être performante économiquement et écologiquement.

Nous sonnons l’alarme car dans cette atmosphère de crise, pour la première fois dans l’Histoire, le lien est rompu entre les agriculteurs et l’opinion majoritairement urbaine et de plus en plus coupée du monde paysan. Nous sommes face à une crise morale sans précédent qui est aggravée par des campagnes de disqualification, de médisance et des attaques irresponsables qui nourrissent l’ « agriculture bashing », semant le trouble dans l’esprit de nos concitoyens.

Nous voulons en signant cette tribune alerter l’opinion sur les dérives et les amalgames. Nous refusons les expressions qui se font au prix de l’illégalité et de l’atteinte à l’intégrité physique et morale des agriculteurs. Nous voulons dire fermement notre refus des confusions qui s’installent, de la sourde indifférence et stopper la diffusion du venin du préjugé.

Non, les agriculteurs ne sont pas responsables des scandales sanitaires de l’industrie de la transformation dès lors qu’ils ne maitrisent hélas que trop peu le devenir de leur production. Non, les agriculteurs ne sont pas des tortionnaires de leurs animaux, des empoisonneurs de l’alimentation, et ne se résument pas à des consommateurs d’argent public…

Nous considérons qu’il est sain et souhaitable que les impacts sociaux et environnementaux de notre agriculture interrogent, ainsi que la qualité des produits et la relation de l’homme à l’animal. Mais justement, décider d’être agriculteur, c’est avant tout choisir le lien à la nature, la passion des animaux, ressentir l’émotion de labourer, ensemencer, de récolter, de vinifier.

La civilisation est née par et de l’agriculture. La France possède une des plus belles agricultures du monde et des produits de qualité qui font notre image dans le monde, notre « art de vivre », comme nos vins ou nos fromages, nos repas gastronomiques classés au Patrimoine mondial de l’Unesco. Notre pays est modelé par des millénaires de travail, pour gagner sur la nature sauvage des espaces de dialogue entre l’homme et son milieu. Champs de céréales à perte de vue, vignes suspendues à des talus, troupeaux sur les coteaux bocagers, maraîchage et vergers en fleurs ou en fruits, villages vivants… C’est cela, la France agricole. La France agricole, c’est aussi le défi relevé de nourrir l’exode rural pour écrire parmi les plus belles pages de l’essor industriel français et la contribution à la reconstruction d’après-guerre pour gagner l'indépendance alimentaire du pays en mettant fin aux « tickets de pain » et en contribuant à l’augmentation de notre espérance de vie par une meilleure qualité alimentaire.

A-t-on bien imaginé les conséquences d’une France sans paysan ? Une France qui perdrait sa souveraineté alimentaire ? Notre pays doit prendre soin de ses derniers paysans. Chacun est responsable. Consommateurs, filières de l’agroalimentaire, associations, médias, organisations professionnelles, enseignement agricole, collectivités et administrations de l’Etat et de l’Union européenne. Toute la classe politique, quant à elle, quel que soit l’échelon et sans considération de sensibilité, doit redéfinir une vision ambitieuse pour l’agriculture française.

L’agriculture est notre patrimoine à tous et nos agriculteurs méritent notre respect et notre reconnaissance. Nous avons le devoir de les soutenir. Nous avons un devoir de reconnaissance envers nos agriculteurs.

 22/02/2019 
Bulletin mensuel d'information INTERBEV BFC de février 2019

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